The Good Place, saison 1 : une sitcom originale

The Good Place, saison 1 : une sitcom originale

Après avoir évoqué The Walking Dead et La Casa de Papel dernièrement, place à une autre série, plus légère cette fois : la sitcom The Good Place. Nous nous pencherons d’abord sur la saison 1, avant que nous évoquions dans un prochain article sa saison 2 (que je n’ai pas encore commencé à visionner héhé).

Synopsis

Après sa mort, Eleanor Shellstrop est envoyée au Bon Endroit (en VO : the Good Place). Seules les personnes les plus exceptionnelles et pures et dont les actions ont été extrêmement positives lors de leurs vies sur Terre peuvent accéder à ce paradis. Les autres sont torturé.e.s au Mauvais Endroit (en VO : the Bad Place). Au Bon Endroit, chaque habitant.e possède une maison créée sur mesure et rencontre son âme soeur. Pour Eleanor, il s’agit de Chidi Anagonye. Oui mais voilà : Eleanor a été envoyée par erreur au Bon Endroit et depuis son arrivée, d’étranges choses se produisent dans le quartier…

Un univers coloré

Les sitcoms sont centrées sur les interactions au sein de groupes d’ami.e.s. Elles se placent également dans un univers identique au nôtre, facilitant ainsi l’identification des specateurs.rices. 

The Good Place respecte les règles globales du format des sitcoms mais fait des choix lui permettant de se démarquer. Les interactions des personnages restent au centre de la série. Cependant, si les personnages proviennent de notre monde, ils évoluent dans un autre univers coloré et magique (qui m’a personnellement beaucoup évoqué celui de Pushing Daisies, et si vous ne connaissez pas cette série : regardez-la, elle est cool). Il s’agit d’une sorte de paradis. Les scénaristes ont d’ailleurs été malins pour ne froisser personne de dire que les religions avaient « toutes eu 5% raison ».

La créativité dont font preuve les scénaristes au cours de cette première saison est à la hauteur de l’univers. Elle apporte du dynamisme à la saison et de la fraîcheur. Chaque épisode a donc toujours son lot d’originalité (notamment pour contourner les insultes et mots vulgaires).

Des personnages déjantés

La force des sitcom comme nous l’avons évoqué reste d’abord les personnages, souvent bourrés de tics ou d’obsession. Vous pouvez trouver des exemples dans vos séries préférées mais on peut citer dans les plus connu.e.s Barney dans How I Met Your Mother, Monica dans Friends, ou encore Felix dans The Odd Couple.

La galerie de personnages présentée dans The Good Place répond aux critères du format. Ici, chaque personnage possède des traits de caractères poussés à l’extrême : Eleanor est égoïste, Chidi ne sait pas de prendre une décision, Tahani cherche constamment à se mettre en avant… Le mélange est détonnant et la dynamique entre tou.te.s fonctionne très bien. Michael, l’architecte du Bon Endroit, est également une petite pépite. Bourré d’énergie et obsédé par les être humains, il essaie de les comprendre et s’enthousiasme parfois pour rien.

The Good Place reprend également l’une des caractéristiques de notre société au travers du personnage de Janet : l’intelligence artificielle. Janet est une sorte de Google Home, de Siri ou d’Alexa disponible partout au Bon Endroit. Elle a réponse à tout et est capable de rendre n’importe quel genre de service.

Le casting est également très bon. Je ne connaissais personnellement que Kristen Bell (Veronica Mars, House of Lies) et Ted Danson (Cheers, Damages), qui sont formidables dans leurs rôles, respectivement Eleanor et Michael. Leurs partenaires à l’écran sont également très doué.e.s. Mention spéciale pour Jameela Jamil dont c’est le premier rôle en tant qu’actrice et qui est absolument géniale. Les seconds rôles sont également très bons, notamment la seconde Eleanor (Tiya Sircar) et Trevor (Adam Scott).

L’éthique au coeur de The Good Place

Le format court (et assez rigide) des sitcom leur permet de traiter avec humour de thématiques sociales. On peut par exemple citer How I Met Your Mother ou Friends qui, au fur et à mesure de leurs saisons, ont fait grandir leurs personnages et abordé beaucoup de sujets sociaux (de façon plus ou moins adroite).

Dans The Good Place, la thématique principale qui se dégage de la série est l’éthique. Il s’agit d’un choix tout à fait cohérent avec notre société capitaliste et de consommation, mais aussi avec le concept de paradis (le Bon Endroit) et d’enfer (le Mauvais Endroit) dépeint dans la sitcom. Globalement, c’est le personnage d’Eleanor qui permet de mettre en évidence cela. Mais c’est surtout de sa relation avec Chidi que naissent les meilleures séquences illustrant cette thématique. En effet, les personnages ont eu des vies sur terre presque diamétralement opposées et les incompréhensions des raisonnements de chacun.e donne souvent lieu à des scènes tordantes.

En bref…

La saison 1 de The Good Place est plutôt fraîche, bien amenée et originale. Les personnages sont drôles et attachants, et le casting impeccable. Reste à savoir si la série saura garder ce même état d’esprit et cette même réussite sur sa saison 2.

Retrouvez bientôt notre critique de la saison 2 de The Good Place !

La série est actuellement disponible sur Netflix.

Tu veux en savoir plus sur la série ? Clique ici ! ;^)

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