La Casa de Papel

La Casa de Papel

Bella Ciao

4 personnes de dos armées et emcapuchonnée

Un gros buzz

Une série aux origines peu communes

On avait pris l’habitude des séries américaines, anglaises, ou même pour certaines françaises (même si très peu sont bonnes). Mais ici Netflix nous sert une production espagnole, elle était diffusée sur la chaîne Antena 3 avant d’être disponible sur la plateforme que nous connaissons si bien. Son créateur, Alex Pina, lui a donné un léger goût de révolution et de contestataire. Bien entendu, n’étant pas adepte de séries espagnoles (ou peut-être que je devrais m’y intéresser davantage), je ne connaissais pas les acteurs qui sont pour les principaux : Ursula Corbero (Tokyo), Pedro Alonso (Berlin), Alvaro Morte (El Professor) et Itziar Ituño (Raquel). Pour ne citer que les plus personnages les plus importants à mes yeux.

Synopsis

El Professor réunit huit personnes afin de faire un braquage dans la Fabrique Nationale de la Monnaie et du Timbre de Madrid. Parmi eux on retrouve Tokyo, Berlin, Nairobi (Alba Flores), Rio (Miguel Herran), Denver (Jaime Lorente Lopez), Moscou (Paco Tous), Helsinki (Darko Peric) et Oslo (Roberto Garcia). Une fois là-bas, ils retiennent 64 otages et impriment leurs propres billets avec pour but d’obtenir 2,4 milliards d’euros sur 10 ou 12 jours. Ce braquage est orchestré par El Professor qui a tout prévu jusqu’aux plus petits détails.

Alex Pina a su malmener son public

Une première partie qui nous tient en haleine

Dans cette première saison on découvre une histoire de braquage qui sort de l’ordinaire. Parce que oui, au départ, l’idée de suivre un braquage m’effrayait un peu. J’avais peur de tomber sur du déjà vu, de nombreux films existent sur ce thème. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai mis du temps avant de commencer à la regarder. Puis j’ai finit par être tellement dans l’intrigue que je devais me forcer à éteindre la télé pour aller me coucher.

Trêves de bavardages, on rencontre tout d’abord la jeune Tokyo en cavale. Elle est accostée et recueillie par El Professor, ou comme elle aime l’appeler : son ange gardien. Ensuite, dans une salle de classe particulière, on découvre le visage des 7 autres braqueurs. On suit l’opération, on va de suspens en suspens, on ne sait pas à quoi s’attendre. Et à vrai dire, très souvent dans cette première partie, je m’attendais difficilement à ce que les événements se déroulent de cette manière.

Une deuxième partie un peu plus prévoyante

Bon, j’ai également adoré la deuxième partie, vraiment. Mais je ne vais pas être de mauvaise foi et vous dire qu’il y avait autant de suspens. Non c’est faux, la série a un peu perdu de cela : la longueur oblige, il y a tout de même 23 épisodes de 45 minutes en moyenne. Tout en sachant, qu’en général, une histoire de braquage ne tient que sur un film d’environ 2h. Donc Alex Pina a été obligé d’étendre de plus en plus son scénario. Au point que ça en devienne légèrement incohérent. Mais clairement rien de gênant puisque durant les derniers épisodes, on va de rebondissements en rebondissements.

Des divergences de personnages

Parlons tout d’abord de ceux qui m’ont agacée

Oui parce que dans toute série qui se respecte, des protagonistes nous agacent. Ici celle qui m’a le plus tapée sur les nerfs était Tokyo. On avait une enfant égoïste qui ne savait que jouer avec le feu et qui ne savait aucunement respecter les règles. D’autant plus qu’elle était la voix off. Non pas que cette dernière m’ait dérangée, mais j’aurais nettement préféré que ce soit un autre personnage qui en soit l’acteur. Pas le professeur, ça aurait été trop simple, mais peut-être Nairobi, ou même Moscou, des personnages qui avaient de l’importance sans prendre trop de place.

Le second personnage que j’ai réellement détesté était Arturo Roman (Enrique Arce), le directeur de la fabrique. C’est un antagoniste et on peut soit le détester, soit l’adorer. Mais lui clairement, il était vraiment horripilant. Vous voulez rire ? A vrai dire, même sa tête ne me revenait pas. Oui oui, c’est méchant, mais je ne le supportais pas. D’autant plus que ça n’est qu’un lâche, c’est tout je n’ai rien à dire d’autre, c’est bien triste, ça peut paraître rageux, mais non, je ne peux pas haha. Après, je ne contredis pas le fait que ça peut être un choix de la production.

Maintenant, ceux que j’ai vraiment adoré

Bien entendu, on ne peut pas détester tous les personnages. Et le meilleur exemple que j’ai ici est : El Professor. Il a un charisme vraiment dingue. C’est un faux timide qui se trouve en réalité être un génie sûr de lui. D’autant plus qu’il joue son rôle auprès de Raquel à merveille. Ensuite, on a une petite idée de son histoire, mais elle reste floue, et je trouve que c’est ce qui lui a ajouté de la tendresse. On peut également ajouter que cet homme est un grand utopiste et révolutionnaire, mais je parlerai de tout ça plus tard.

Ensuite, j’ai vraiment beaucoup aimé Berlin. Il mène à merveille son groupe sur le terrain, parce que oui, comme on l’a compris durant toute la série, il est entre autre le chef du groupe et il arrive d’une certaine manière à faire régner le calme parmi les otages. C’est aussi un homme vraiment très égocentrique et excentrique et il s’agit de l’une des meilleures combinaisons pour que je m’attache à un personnage.

Mais Oslo et Helsinki ?

Ces deux hommes sont les gros bras de la bande. Ce sont des cousins originaires de Serbie qui ont été dans l’armée et qui ont vécu la guerre. A part ça, on n’en sait pas plus, ou simplement quelques légers détails. J’ai vraiment été déçue que leur histoire passe à la trappe. Alors on s’imagine de nombreuses choses, on réfléchit à ce qui a bien pu leur arriver. Ils sont tellement mis de côté que parfois, j’avais même du mal à différencier Oslo de Helsinki, ce qui est assez triste. Je tiens également à ajouter qu’Oslo est celui qu’on entend le moins parler, je ne saurais même pas vous dire quand est la dernière fois que je l’ai entendu. Pour ceux qui ont vu la série, vous allez tout à fait comprendre de quoi je parle.

Un gros aspect de révolution

Des gros symboles de contestation

Dans un premier temps, ils ne cessent de dire qu’ils effectuent la même démarche que la Banque Centrale, qu’ils ne volent personne puisqu’ils impriment leurs propres billets. Deuxièmement, leurs masques de Dali, n’est pas sans nous rappeler les masques d’Anonymous, donc une organisation qui est contre le gouvernement. Ensuite, la somme qu’ils veulent amasser durant ces 10 jours est, tel que je l’ai dit plus haut, de 2,4 milliards d’euros, elle est effectivement astronomique. Mais elle sert à dénoncer la folie de la spéculation financière. Enfin, on peut préciser que c’est le professeur le plus révolutionnaire, effectivement, il parle lui-même la Puerta Del Sol et des Indignés. D’autant plus que ses grands-parents étaient eux-mêmes des partisans italiens, d’où ses idées.

Le plus gros symbole : Bella Ciao

Bella Ciao est une musique d’origine italienne de type clairement révolutionnaire. Elle a été interprétée de nombreuses fois, mais les premières étaient les Mondines. Ce sont des femmes qui travaillent dans les rizières italiennes entre la fin du XIXème siècle et la moitié du XXème siècle. Elles chantaient cette chanson afin de dénoncer leurs conditions de travail catastrophiques. Ensuite, juste après cette période, elle était chantée dans le milieu ouvrier. Enfin, elle a été popularisée durant la Seconde Guerre Mondiale par la communauté antifasciste italienne à partir de 1944. Elle est devenue peu à peu un symbole du mouvement communiste, en particulier du côté des étudiants et des mouvements révolutionnaires. Ensuite, en 1969, Adolfo Celdran l’a interprétée sur son album, cependant, elle a été censurée sous la dictature de Frances. Et enfin, pour se rapprocher un peu de chez nous, les participants de Nuits Debouts l’ont chantée.

Pour conclure

Je ne peux pas me permettre de dire que cette série était parfaite. Cependant, je l’ai tout de même vraiment adorée. Pour déjà une chose : les personnages. Pour certains, ils sont vraiment charismatiques tel que je l’ai dit plus haut. Ensuite, quelque chose de très simple : on a envie de savoir s’ils vont réussir ou non. Pour terminer, le côté révolutionnaire m’a beaucoup plu. Donc voilà, je vous conseille cette série, parce qu’elle en jette.

 

Ma note : 4 out of 5 stars (4 / 5)

Sources : newsmonkey.be et Télérama
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4.43 (7 votes)

1 Reply to “La Casa de Papel”

  1. J’adore cette série ! Quand j’ai lu qu’il re-signait pour une 3e saison, j’étais tellement contente ! Et puis, de me dire qu’à la base, ce n’est pas du tout une production netflix me rend encore plus sous le charme de cette série qui au départ n’avait pas la prétention d’avoir autant de succès.
    Bonne soirée 🙂

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