Avengers: Infinity War : la (presque) fin d’une époque

Avengers: Infinity War : la (presque) fin d’une époque

10 ans. Cela fait 10 ans (et 19 films) que le Marvel Cinematic Universe et ses super-héro.ïne.s ont envahi nos cinémas. Réuni.e.s pour la première fois dans Avengers en 2012 sous la caméra de Joss Whedon, les revoici plus nombreux.ses, prêt.e.s à en découdre contre le super-vilain qui construit son build-up depuis plusieurs années : Thanos. Pour ça, Disney a vu les choses en grand. En très grand. Est-ce réussi ? On en parle tout de suite, let’s go!

Synopsis

Alors que les Avengers protègent le monde de multiples menaces depuis plusieurs années, un nouveau danger plus grand encore fait son apparition. Thanos, tyran craint dans l’univers entier, cherche à récupérer les six Pierres d’Infinité. Son but : imposer sa vision pour protéger le Cosmos. Nos héro.ïne.s et leurs allié.e.s devront unir leurs forces afin de tenter de déjouer son plan.

Avengers Assemble

Après le succès mondial de Black Panther, l’heure de la grande réunion des héros et héroïnes Marvel a enfin sonné. Avengers 3 met en scène pas moins de 67 personnages pour une durée de 2h40. Un nombre astronomique qui a donc nécessité de réduire le temps d’apparition de certain.e.s. Une déception qui peut déranger certain.e.s fans mais inévitable pour respecter une durée acceptable pour le métrage.

Cependant, l’un des doutes qui subsistait concernait la capacité du film à pouvoir mélanger de façon cohérente un aussi grand nombre de personnages, et par extension leurs univers respectifs. Car si ces derniers proviennent tou.te.s des comics Marvel, eux-mêmes entremêlés, rien ne garantissait qu’une telle densité de personnages parvienne à un résultat satisfaisant. Les studios avaient fait des essais plus « modestes » avec Captain America: Civil War et les deux premiers Avengers, mais rien d’aussi ambitieux.

Par chance, et grâce au travail des 18 précédents films qui avaient installé presque tous les personnages, la sauce prend plutôt bien. L’univers global est cohérent et la caractérisation des personnages n’est absolument pas dénaturée. Le tout avec un casting 5 étoiles.

Thanos, un personnage plus complexe qu’il n’y paraît

Le super-vilain d’Infinity War est d’ailleurs particulièrement bien construit et mérite amplement son long build-up. Esthétiquement d’abord, alors qu’on aurait pu craindre un résultat approximatif, il n’en est rien. Le rendu de la capture de mouvement et des images de synthèse est assez bon. Le plus frappant reste le regard du personnage, bluffant.

Sa caractérisation est également assez travaillée. Il ne s’agit pas de présenter un méchant unidimensionnel. Thanos ne tient pas à dominer le monde, il souhaite rééquilibrer l’univers pour le rendre meilleur. Sa vision pessimiste pousse sa réflexion vers le malthusianisme et la solution du génocide remis au hasard. Dans le même temps, sa relation avec Gamora apporte un peu plus de profondeur au super-vilain et l’humanise même.

Son traitement associé à la puissance de Thanos justifie son long build-up (parfois tourné en dérision avant l’arrivée d’Infinity War dans les salles obscures) et fait de lui probablement l’un des meilleurs méchants du MCU.

Une forme un peu trop classique ?

Du côté de la réalisation par contre, cela ne casse pas des briques. Sans être très tape à l’oeil à la manière de Ready Player One, elle fait le travail et offre tout de même des séquences magistrales. Pour ne citer qu’elles : les séquences de combat au Wakanda et celles sur Titan, prenantes et impressionnantes. Malgré une shaky cam présente tout le long du métrage, la lisibilité des scènes d’action n’est pas altérée à une ou deux exceptions près.

Contrairement aux deux précédents Avengers, Infinity War n’offre pas de plan-séquence réunissant tou.te.s nos super-héro.ïne.s, l’ensemble des personnages étant fractionné en groupuscules disséminés çà et là. Probablement pour en garder sous le capot pour la seconde partie.

La musique, contrairement aux précédents opus est extrêmement discrète. Rien de mémorable à part la reprise de l’ancien thème d’Avengers premier du nom, déjà composée par Alan Silvestri. Cependant, l’absence de musique n’empêche en rien de créer des émotions, qui passent toutes par l’image et le jeu des acteurs et actrices. Le twist de fin, sans être aussi sombre à l’image de Logan, chamboule tout et est assez audacieux dans certains choix. Les mort.e.s s’entassent, et tout semble perdu. Mais comptons sur les survivant.e.s pour raviver l’espoir en 2019.

Humour Marvel et appropriation de l’univers

La marque de fabrique du MCU, c’est son humour. Bourrés de punchlines, certains films dernièrement ont été critiqués à cause de leurs lourdeurs à des moments pas vraiment appropriés. Par exemple : Les Gardiens de la Galaxie vol. 2 ou Thor : Ragnarok.

Dans Avengers: Infinity War, l’humour est mieux dosé mais restent que les séquences mettant en scène les Gardiens de la Galaxie ont tendance à en faire peut-être un peu trop. Dommageable pour certain.e.s, anecdotique pour d’autres. Les émotions fortes restent présentes malgré éclats de rires et punchlines. 

Le vrai bémol reste le manque d’accessibilité de la saga. Le film a cet aspect très cloisonné pour un public étranger à ses personnages, un peu comme certaines séries difficiles d’accès si l’on a raté les premières saisons.

Une mise en abyme de la pop culture

L’évolution de la relation père/fils entre Tony Stark/Iron Man et Peter Parker/Spider Man a une autre dimension que simplement valoriser les deux personnages. En effet, c’est également une mise en abyme des super-héro.ïne.s et de leur rôle dans la pop culture.

Si Spider Man a commencé comme un grand fan des Avengers dans Captain America: Civil War, il est également un ressort comique de taille grâce à ses multiples références à la pop culture (tout comme Star Lord). Le MCU ne brisera probablement pas le 4ème mur à la manière de Deadpool. Cependant la présence de références pop culture dans les films redonne plus d’importance à des super-héro.ïne.s oublié.e.s, mal traité.e.s ou parfois simplement inconnu.e.s du grand public. Par extension, elle revalorise les comics. Elle les replace au centre de la pop culture actuelle, puisque les personnages partagent les mêmes repères que les spectateurs.rices, et leur transmettent leurs valeurs.

En bref…

Sans être un chef d’oeuvre absolu, il est clair qu’Avengers: Infinity War laissera définitivement une trace dans les films de super-héro.ïne.s, par ses excès mais aussi par ses choix parfois osés. Imparfait, mais prenant.

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