The Shape Of Water

The Shape Of Water

Une histoire d’amour sombre

un amphibien et une jeune femme qui s'enlacent

Du grand Del Toro

De très bons choix d’acteurs

Guillermo Del Toro nous a encore offert du grand art, comme toujours. The Shape of Water est sorti le 21 février 2018 (oui j’ai effectivement été le voir très tard). On y retrouve de nombreux genres, tels que le fantastique, le drame, la romance et encore certains autres. De nationalité américaine et surtout produit par la Fox, j’ai eu un peu peur au début quand j’ai vu le fameux 21th Century Fox puis j’ai reconnu la patte de Del Toro. En complément du fait que le film était excellent, les acteurs l’étaient aussi, en particulier Sally Hawkins qui joue Elisa Esposito, une jeune muette. Ses expressions étaient vraiment très bonnes, dignes des films muets. Michael Shannon aussi était parfait dans le rôle du sadique Richard Strickland, il était à glacer le sang.

Synopsis

On est ici en pleine Guerre Froide durant la fin des années 50 et on suit l’histoire de la jeune Elisa, une muette rêveuse. Cette dernière vit seule et travaille le soir comme agent d’entretien dans un laboratoire gouvernemental. Un jour où elle faisait son travail avec son amie Zelda (Octavia Spencer), Strickland arrive avec un caisson rempli d’eau, la jeune Elisa s’en approche afin de voir ce qui s’y cache. Quelque chose à l’intérieur la surprend en s’agitant et en frappant contre la paroi. Chaque soir, en nettoyant le laboratoire, la jeune femme va apprendre à connaitre la créature aquatique (jouée par Doug Jones) qui se trouvait à l’intérieur. Cette amphibien s’est fait capturer dans un fleuve situé en Amérique du Sud. Après avoir découvert ce que le sadique Strickland lui faisait subir et les projets qu’il avait pour lui, elle décide de lui venir en aide.

Du fantastique toujours lié étroitement avec la réalité

Une version sombre de La Belle et la Bête

Beaucoup comparent ce chef-d’œuvre au film de Disney La Belle et la Bête à cause de l’histoire d’amour entre la créature aquatique et la jeune femme. Néanmoins, d’après moi, il s’agit de la seule similarité. On est en effet très loin d’un comte de fée. La quasi-totalité des scènes sont tournées dans des lieux très sombres comme des sous-sol, des caves ou s’il s’agit de scènes à l’extérieur : celles-ci sont tournées de nuit. D’autant plus que ce film est violent et injuste. Tout nous pousse à détester certains personnages, même à souhaiter les voir mourir ou dépérir. Bien évidemment tout le contraire d’un Disney.

La présence du conflit russo-américain

Tel que je l’ai dit plus haut, Del Toro fait toujours une liaison étroite entre le fantastique et la réalité, tel que dans Le Labyrinthe de Pan avec la bataille entre les rebelles et l’armée espagnole et la petite fille et son ami le faune. Ici, on retrouve le conflit entre les Russes et les Américains. Celui-ci étant illustré par l’amphibien. En effet, les deux Nations souhaitent l’avoir en leur possession. Néanmoins, on ne sait pour quelle raison. Del Toro s’est plutôt focalisé sur l’histoire entre Elisa et la « sirène » et n’a pas donné de détail sur le conflit. D’autant plus que contrairement à Red Sparrow le film est neutre, il n’est pas plus d’un côté que d’un autre. On n’est effectivement pas dans le fameux discours : « Les Américains sont les gentils et les Russes les méchants ».

La défense des minorités et des plus faibles

La cause animalière

Ce film m’a beaucoup fait penser à la situation dans laquelle se trouvent les animaux aujourd’hui face à l’humanité. Effectivement, l’amphibien est torturé par ses ravisseurs afin d’en apprendre davantage sur lui. Ce qui m’a rappelée d’une certaine manière les rats de laboratoire. Certains vont me dire que sans ces expériences médicales effectuées sur les animaux, on n’aurait pas tous les vaccins et tous les médicaments que l’on a aujourd’hui. Certes, ça n’a pas été inutile, mais certains d’entre eux subissent des expériences sans aucune raison particulière, seulement pour assouvir le plaisir narcissique de l’Homme à faire du mal aux plus faibles.

Les plus faibles et démunis réunis

Ce film fait l’apologie de la diversité avec une particularité pour chaque personnage. On a bien entendu la muette, mais aussi Zelda, une femme noire qui vit aux Etats-Unis durant la ségrégation raciale. Il y a aussi Giles (Richard Jenkins), le voisin et ami d’Elisa qui est homosexuel. On a enfin le Dr Robert Hoffstetler (Michael Stuhlbarg), un espion russe infiltré qui se trouve, même auprès de sa Nation, dans une situation délicate. Et l’amphibien qui, en plus de représenter la cause animalière, pourrait illustrer l’immigration et la xénophobie. Toutes ces personnes sont amies ou liées afin de s’aider et de se battre.

Finalement, Del Toro ne me déçoit jamais

Del Toro a obtenu avec beaucoup de mérite ses Oscars. Je n’ai clairement rien à redire là-dessus, pour tout vous dire, j’ai tellement aimé ce film, que je me suis procurée le livre et j’ai hâte de le lire. Je ne peux que vous conseiller d’aller le voir. L’univers lui ressemble vraiment, alors si vous aimez Del Toro, si vous avez aimé Le Labyrinthe de Pan, Crimson Peak et tous les autres, je vous le dis, allez le voir. Encore une fois, le visuel et le mélange entre l’historique et le fantastique ne font que renforcer la perfection de ce chef-d’œuvre.

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Ma note : 5 out of 5 stars (5 / 5)

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