The Walking Dead, la série mort-née

The Walking Dead, la série mort-née

Je ne suis pas un grand amateur de séries. Mais depuis quelques années, beaucoup d’excellents contenus germent sur le petit écran. Je me suis régalé devant Sherlock, Ash vs. Evil Dead, Rick & Morty, Mr Robot, Legion… On m’a donc vivement conseillé de regarder The Walking Dead, série au phénomène interplanétaire qui a participé à relancer la mode du zombie dans la pop culture des années 2010. Après plusieurs années d’hésitation, je me suis donc lancé l’an dernier. Et cet article est là pour pousser un coup de gueule.

Un début terriblement efficace

Pour faire court, c’est l’histoire de Rick, policier, qui se réveille à l’hôpital suite à un accident. Sauf qu’entre temps, le monde a changé et a été envahi par les morts. Nous suivrons donc ainsi ce héros, entouré des siens, survivre face à cette apocalypse.

Initié par Frank Darabont, réalisateur de La Ligne Verte ou Les Évadés entre autres, la première saison est un modèle de survival. La tension est présente tout le long des six épisodes et la direction artistique est vraiment bluffante. En effet, les maquillages et effets spéciaux mécaniques sont vraiment surprenants, voire carrément choquants. Le showrunner nous malmène constamment tout en nous présentant brillamment à tous les protagonistes.

Lors de la seconde saison, le rythme ralentit et laisse place à plus de développement au détriment de l’action. Une étape nécessaire, certes un peu longue mais intéressante. C’est à ce moment là que la série passe à seize épisodes par saison, un choix pas vraiment justifié qui se ressentira plus tard. C’est aussi durant cette période que Frank Darabont démissionne, à cause de la chaine AMC qui diffuse la série, pour cause de grands différents. Au final, cette saison 2 traine un peu mais on en apprend plus sur les personnages.

Les héros rejoignent donc une prison à l’atmosphère glauque et angoissante durant la troisième saison. Le rythme reprend ainsi de plus belle avec la découverte de nouveaux survivants aux intentions plus ou moins louables. La série redevient alors excitante et propose des scènes inoubliables. Ravi par cette aventure, je me précipite donc vers la quatrième saison. Et c’est là que les choses commencent à se gâter.

L’endroit idéal pour crécher en famille

Des showrunners qui se succèdent

Un showrunner est une personne responsable du travail quotidien sur une série. Et The Walking Dead ne cesse de les enchainer pour des résultats inégaux. Après la troisième saison, on constate que le ton change radicalement dès la saison 4. Tout semble moins subtil, plus gros et moins dosé. Mais il reste encore de bons moments d’angoisse. Les personnages en vadrouille essayent de trouver un nouveau chez eux pendant au moins 2 saisons.

Et vient cette fameuse sixième année de production. Les personnages se retrouvent dans un petit village fortifié avec tout le confort nécessaire. Cela à l’air alléchant mais ils commencent à devenir casanier et la série perd en enjeux. De plus, elle commence vraiment à souffrir des ses seize épisodes par an car elle radote au maximum étant donné qu’elle n’a plus rien à dire. Si la série avait quelques atouts, comme des scènes plutôt épiques et de tension, elle perd tout dans la foulée. La faute sûrement à un bal de showrunners au fil des saisons.

Comme à la maison

Un dénouement qui se fait attendre

Le clou du spectacle revient aux saisons 7 et 8, cette dernière fraichement achevée, avec l’arrivée de l’antagoniste Negan. Si on avait vu les méchants défiler au cours de la série, ici Rick semble trouver un adversaire de taille. Sauf que les combats semble être repoussés jusqu’au possible afin de continuer à capitaliser sur le succès de la série. Et c’est là que le bât blesse. Car The Walking Dead n’arrive absolument pas à se renouveler et s’encroûte dans une routine dont plus personne ne semble s’intéresser (en témoigne la lourde chute des audiences).

Les showrunners n’en ont que faire et multiplient les personnages totalement insignifiants. Les différentes réalisations des épisodes sont anecdotiques, la photographie est à jeter, les scénarios sont très mauvais et les comédiens peu impliqués. Tout cela sent le naufrage à plein nez. Or, tout semble aller pour le mieux chez AMC qui fait la sourde oreille. En plus de sacrifier des éléments essentiels à l’histoire, la chaine productrice semble se méprendre royalement des spectateurs en leur proposant du contenu de moins en moins qualitatif qui frôle le foutage de gueule.

Le seul point positif qui n’a cessé de progresser, ce sont bien les maquillages. Les zombies paraissent organiques et essayent tant bien que mal de participer à la réussite du show. C’est bien dommage car ils apparaissent bien trop peu à l’écran. La série s’est axée vers le développement d’antagonistes toujours plus méchants mais oublie clairement son élément principal : les zombies. Ce sont des personnages quasiment mystiques car leur origine est totalement inconnue. Même si le but de la série est la survie, elle n’utilise plus vraiment son point de départ comme une menace tangible. L’homme est un loup pour l’homme certes mais ce n’est pas nécessaire de le répéter moult fois.

Le détail qui tue

The Walking Dead : le nouveau Plus Belle La Vie ?

Car en plus de passer complètement à coté de son sujet aujourd’hui, la série ne cesse de nous asséner de bla-bla interminable. Tous les dialogues sont poussifs, souvent niais, tournent en rond et n’apportent jamais rien à l’histoire. De plus, les scénaristes ont toujours la bonne idée d’amener la série dans des situations complètement débiles. On ne croit jamais vraiment ce qui se passe à l’écran tant les actions des personnages sont absurdes.

Le final de la saison 8 ne me contredira pas dans ce que je dis puisqu’il amène son lot de « révélations » qui ne donne pas du tout envie de regarder la suite. C’est bien le problème car aucun effort ne semble être mis en œuvre pour sauver la série de ce naufrage. Certains acteurs sont contents de partir, les showrunners défilent, l’écriture est torchée avec le cul et j’en passe. Le problème vient surement en interne. Il faut repartir de zéro et on croise les doigts pour que le nouveau showrunner de la neuvième saison saura rafraichir la série et nous surprendre.

Des personnages qu’ils sont beaux

En clair, les trois premières saisons de The Walking Dead sont très certainement les meilleures de la série, avec une mention d’honneur pour la saison 3, vraiment exceptionnelle. Mais la série s’est enfoncée dans les limbes du profit pour proposer du contenu je-m’en-foutiste très médiocre.

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