L’ile aux chiens : un chef d’œuvre de l’animation américaine

L’ile aux chiens : un chef d’œuvre de l’animation américaine

Un film aux milles influences

5 chiens et un petit garçon dans une nasselle accrochée à un câble

Wes Anderson : toujours aussi bon

Synopsis

Le réalisateur de Fantastic Mr. Fox nous a pondu ici un film vraiment impressionnant, bourré d’émotions, mais aussi plus sombre que d’habitude. L’île aux chiens nous raconte l’histoire d’un monde où les chiens sont bannis sur une île nommée « l’île poubelle », son nom décrivant parfaitement l’utilité de cette île. Néanmoins, un jeune garçon se rend sur cette île afin d’y retrouver son chien.

D’après Anderson : la meilleure équipe de doubleurs qu’il n’a jamais eu

L’équipe du doublage compte de grands acteurs. Tels que Frances McDormand (l’interprète Nelson), Bryan Cranston (Chief), Scarlett Johansson (Nutmeg) et encore bien d’autres. D’autant plus que Wes Anderson, étant un grand francophile, a aussi formé une équipe de comédiens français qui n’en est pas moins meilleure, avec Daniel Auteuil (Jupiter), Mathieu Amalric (Duke), Louis Garrel (Spots) et d’autres très bons.

Un travail titanesque pour un rendu époustouflant

Un visuel de dingue

Ce film sort de l’ordinaire. Effectivement, le stop motion n’est pas un type d’animation qu’on voit tous les jours, en particulier pour un long métrage. Toutefois, la méthode de tournage de L’île aux chiens n’est pas la seule raison pour laquelle il est superbe, il l’est aussi par les émotions renvoyées au spectateur. En effet, les gros plans sur les yeux, ou sur les visages nous attriste et nous trouble. On dit souvent que les yeux sont le reflet de l’âme, eh bien on peut dire qu’ici, l’équipe d’Anderson a su retranscrire ce dicton en faisant de ce chef-d’œuvre un film intimiste.

Derrière ce visuel : 2 ans de travaux acharnés

Il a fallu une équipe de plus de 700 personnes afin de réaliser L’île aux chiens. Notre cinéaste ayant refusé catégoriquement la technologie 3D, presque tout a été fait de manière artisanale. Notamment les marionnettes qui ont été créées au nombre de 1 000 : 500 hommes et 500 chiens. Vous allez me dire qu’il n’y a pas autant de personnages différents dans ce film, et je vais vous répondre que pour chaque protagonistes, plusieurs marionnettes ont été confectionnées dans plusieurs formats.

D’autant plus que créer des marionnettes n’était pas la seule tâche à effectuer, il a ensuite fallu les animer. Pour ce faire, les animateurs les bougeaient millimètre par millimètre afin d’obtenir le résultat escompté. Ce qui obligeait l’équipe a ne tourner en moyenne que 2 secondes de film par jour et par animateurs. Wes Anderson préfère l’utilisation de l’animation « par paires ». C’est-à-dire qu’il met 12 images par seconde tout en doublant ces dernières. Ce qui donne les 24 images par seconde habituelles. D’après le réalisateur, cette méthode apporte un côté dynamique au film et aux mouvements effectués.

Les influences et les inspirations de Wes Anderson

Pour la petite anecdote : l’artiste passait tous les jours, en allant au studio de tournage (à Londres) de Fantastic Mr. Fox, devant une pancarte où il lisait « l’île aux chiens ». Aujourd’hui, il s’agit d’une zone industrielle abandonnée, mais auparavant, celle-ci abritait les chiens de chasse du roi.

L’île aux chiens et la société japonaise

Wes Anderson se faisait de l’île sur la Tamise une idée assez mauvaise. Effectivement, il l’imaginait en ruine, jonchée de détritus et habitée par des chiens errants. Son équipe et lui se sont donc basés là-dessus afin de créer leur propre île. Ils se sont aussi inspirés de leur attirance pour la société japonaise afin de concevoir le petit garçon qui souhaite à tout prix retrouver son chien sur cette île de désolation. D’autant plus qu’il a cherché à se rapprocher des univers de Kurosawa, Miyasaki et de l’univers du manga en général.

La Nouvelle Vague

Les réalisateurs comme Renoir et Truffaut de La Nouvelle Vague se distinguaient par leurs méthodes de tournages, leurs scénarios qui n’avaient encore jamais été osés auparavant et encore beaucoup d’autres choses. Anderson adore cette époque cinématographique. On voit même énormément que La Nouvelle Vague l’à influencé. Effectivement, il utilise des méthodes peu communes. On retrouve aussi énormément de thématiques dans son film : comme l’amour d’un enfant pour son animal. Mais aussi des thématiques plus noires telles que le génocide, la pollution ou même le despotisme et la dictature avec la fameuse « réélection ».

Et si vous voulez encore une anecdote, Wes Anderson a eu envie de faire du cinéma grâce au même film que moi : Les quatre cents coups de François Truffaut qu’il a vu à 15/16 ans.

Allez le voir sans vergogne

Amoureux, amoureuses de Wes Anderson, je vous le conseille avec grand plaisir. J’ai pris énormément de plaisir à le regarder. J’ai été touchée et émue. Mais j’ai aussi été époustouflée par le visuel. Je crois que c’est ce qui a le plus retenu mon attention. Cependant, n’y allez pas en vous disant que vous allez vous laisser attendrir, on n’est loin de cet univers là, tel que je l’ai dit plus haut, il est très sombre.

La petite info qui fait plaisir :

Wes Anderson a donné un petit indice sur son prochain film qui fera plaisir à tous les Français qui nous lisent : « La seule chose que je peux dire, c’est que c’est français. »

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Notre note : 5 out of 5 stars (5 / 5)
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