Three Billboards : Les panneaux de la vengeance

Three Billboards : Les panneaux de la vengeance

Des millions de thématiques dans un seul film

Une femme aux cheveux courts qui regarde en direction du passé

Un titre avec des panneaux ?

Ce grand film est le dernier long-métrage de Martin McDonagh sorti le 17 janvier 2018, donc l’un des premiers films de 2018 et j’ai vraiment bien commencé l’année cinématographiquement. Ce drame américano-britannique compte Frances McDormand dans le rôle de Mildred Hayes, Woody Harrelson joue le chef de la police, Bill Willoughby, Sam Rockwell interprète le policier Jason Dixon et enfin, Peter Dinklage dans le rôle de James. Pour la petite anecdote, j’ai vraiment été contente de le voir dans autre chose que dans GOT.

Three Billbaord retrace le combat d’une femme qui se bat pour que l’enquête concernant l’assassinat de sa fille soit résolue. En effet, sa fille a été retrouvée « agonisante et violée » tel que c’était écrit sur l’un des panneaux. Mais au bout de quelques mois, la police locale n’a toujours arrêté personne. Donc Mildred, essaie de les relancer en affichant cela sur des panneaux publicitaires tout en accusant Bill Willoughby sur ces derniers.

Des discriminations défendues

Ce film m’a donnée l’impression de défendre toutes les minorités du monde, même si ces dernières sont représentées de manière très infime. A peu près chaque personnage évoque chaque minorité du monde. Et même si les personnages ne sensibilisent pas à une minorité précise, ils illustrent un cas de société difficile, et tout cela dans le conflit citoyen-police.

Mildred Hayes : la mère rongée

Mme. Hayes est une femme qui n’a pas la vie facile. En effet, sa fille s’est faite assassinée et violée, son ex-mari était un policier violent et alcoolique qui s’est remis avec une jeune femme de 19 ans. Malheureusement, hormis sa meilleure amie, on a du mal de trouver quelqu’un qui la soutienne. Dans ce film, on découvre une femme désespérée et malheureuse qui veut tout faire pour retrouver le meurtrier de sa fille. Elle représente un gros problème de société : la maltraitance des femmes et le désespoir de toutes les mères qui ont perdues leur enfant.

Jason Dixon : le policier malheureux

L’agent Dixon est un policier raciste qui vit avec sa mère. Il est raciste au point de tabasser des noirs sans aucune raison apparente et en insinuant qu’il le fallait puisqu’il n’y avait aucune preuve contre lui donc qu’il devait le faire avouer. Néanmoins, on découvre au fur et à mesure un homme tourmenté, malheureux et en manque d’amour. Ce dernier m’a donc fait penser qu’il représentait la discrimination raciste mais aussi la solitude. De plus, on sait que certaines personnes se moquent de lui parce qu’il vit avec sa mère et qu’il n’a jamais été vu avec une petit amie. Donc là, on retrouve l’homophobie : les personnes qui se moquent de lui, l’insultent d’homosexuel de manière assez vulgaire.

Bill Wiloughby : La voix de la raison

Bill est le chef de la police. Mildred met la faute sur lui par rapport au fait que personne n’a encore été arrêté pour le meurtre de sa fille. En soi, il ne représente aucune minorité particulière. Effectivement, il a une vie de famille tout ce qu’il y a de plus sein. Il n’est ni homophobe, ni raciste et il tente au mieux de faire son travail de chef de la police. Je l’intitule la « voix de la raison » parce qu’il tente de tirer tout le monde vers le haut. Il trouve ce qu’il y a de mieux en chaque personne.

James : la minorité du handicap

Sans approfondir James, on pourrait penser qu’il n’est là que parce qu’il a le béguin pour Mildred. Mais en réfléchissant, je me suis dit qu’il affiche la discrimination envers les personnes avec un handicap. James étant un homme de petite taille, il subit énormément de harcèlement moral. La plupart des personnes dans ce film l’appellent notamment le « nabot ». Mais il vit sa vie, comme tous les personnages dans ce film : il fait comme il peut dans sa vie.

Conclusion

D’après ce que je viens d’énumérer, ce long-métrage montre clairement toute la société dans son entièreté. Et non pas seulement le combat entre une minorité et les bourreaux. On voit ici que même les bourreaux ont leurs propres bourreaux. Ce qui prouve clairement que la société n’est pas faite comme tout le monde le croit, tel que dans Wonder Wheel ou encore The End Of The F***ing World. Et on le constate aussi grâce au conflit entre la police et les citoyens. On a donc un film vraiment époustouflants et des acteurs qui ont tout donnés. En effet, leur jeu d’acteur m’a impressionnée. En bref, merci à Martin McDonagh pour ce chef d’œuvre.

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Notre note : 4.5 out of 5 stars (4,5 / 5)

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